Pour nos enfants : le service public d’abord, pas la logique comptable !

Sur la petite enfance et l’école, deux visions du monde s’affrontent. Il y a celle des gérants, qui voient des lignes budgétaires, des ratios de fréquentation et des bâtiments à entretenir. Et puis il y a la nôtre : celle qui voit des enfants à épanouir, des familles à accompagner et un service public comme le cœur battant de notre commune.

Car ne nous y trompons pas, le budget, ce ne sont pas que des chiffres, mais de l’humain. Si nous reconnaissons le travail accompli par le passé, pour maintenir un accueil de qualité, nous refusons de nous contenter de gérer la pénurie et le lent déclin organisé.

La première rengaine que l’on nous sert est celle de la démographie. « Les effectifs baissent », nous dit-on, comme une fatalité. C’est vrai. Mais que fait-on de cette réalité ? Les tenants de l’austérité y voient le prétexte parfait pour couper, réduire, fermer à la petite semaine, laissant nos écoles se vider et nos moyens se disperser jusqu’à l’absurde. Ils subissent. Nous, nous y voyons une opportunité historique : celle de faire mieux avec des effectifs plus petits, d’investir dans la qualité, de repenser notre projet. C’est le sens de la planification : maîtriser notre avenir au lieu de le subir.

Notre plan repose sur la coopération. Pas des arrangements de couloir, mais une solidarité organisée avec les communes de notre bassin de vie (Saint-Martial, Saint-Germain, etc.). Mais soyons clairs : cette main tendue n’est pas un chèque en blanc. La carte scolaire doit être l’outil de cette planification, pas une passoire. Les Jonzacais n’ont pas à payer pour les communes qui choisissent l’isolement, ni à affaiblir les écoles des voisins avec qui nous ne construisons rien. La solidarité exige la responsabilité.

Le cœur de notre projet est une bifurcation. Plutôt que de saupoudrer des moyens sur des bâtiments vieillissants et dispersés, conçus pour une autre époque, nous proposons un grand pôle public de l’éducation. Cela passe par le regroupement de nos forces sur le site Saint-Exupéry / Le Parc. Il ne s’agit pas de « fermer » La Ruche pour faire des économies, comme le murmurent déjà les comptables. Il s’agit de transformer ce lieu pour le rendre au service du peuple ! Cet ensemble de 1200 m², accessible et central, doit devenir un nouveau bien commun. Une maison des services publics et de la vie associative ? Un centre de santé pour lutter contre la désertification médicale ? Voilà le genre de projet qui sert l’intérêt général.

Zone verte (pôle scolaire), le pôle scolaire public. Notre projet de regroupement pour un service public de l’éducation fort, cohérent et intégré à un grand parc urbain. Zone bleue (quartier Malraux), un quartier reconquis pour l’intérêt général. La preuve que fermer un lieu n’est pas une perte, mais l’occasion de créer de la richesse humaine : habitat, services et nature en ville.
Flèches oranges : des déplacements constants entre des sites éclatés, une organisation coûteuse et inefficace.

Ce nouveau pôle éducatif sera lui-même le lieu d’une bifurcation pédagogique et écologique. Le site, déjà verdoyant, deviendra le symbole de « l’école dans la nature », un lieu où l’on respire, où l’on apprend au contact du vivant. C’est un investissement dans le bien-être et l’avenir de nos enfants, le contraire absolu d’une coupe budgétaire. À terme, cette même logique de planification urbaine au service de l’humain nous amènera à repenser l’îlot de l’école Malraux, non pas pour les promoteurs, mais pour créer du logement public et des espaces partagés pour tous.

Et la cantine ? C’est un enjeu de santé, de justice sociale et de souveraineté alimentaire ! Le droit de bien manger ne se négocie pas. Nous appliquerons donc deux principes forts. Le premier, la justice : le repas à 1 € pour les enfants des familles qui en ont le plus besoin. Assez de l’hypocrisie qui fait peser le budget sur les plus fragiles ! Le second, la planification écologique : nous reprendrons la main sur notre alimentation. En lien avec le Programme Alimentaire Territorial et en s’appuyant sur la CDCHS pour organiser des groupements de commandes, nous contractualiserons directement avec les paysans de notre territoire. Fini le règne de l’agro-industrie dans les assiettes de nos enfants ! Des produits sains, locaux, qui assurent un revenu digne à ceux qui nous nourrissent.

Voilà notre projet. Ce n’est pas un simple ajustement technique. C’est un choix de société pour notre ville. Entre la gestion du déclin et le projet de l’avenir humain, entre la résignation à l’austérité et la volonté de planification, il faut choisir. Nous avons choisi l’humain d’abord. Nous avons choisi un service public fort et un avenir désirable pour les enfants de Jonzac.

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